Aussi loin que je me rappelle, jâai toujours Ă©tĂ© un homme triste. Pas du genre Ă ĂȘtre un pauvre type auquel la destinĂ©e aurait jouĂ© un mauvais tour, mais plutĂŽt un de ces acteurs adulĂ©s par la foule qui, aprĂšs une soirĂ©e avec d'autres cĂ©lĂ©britĂ©s d'Hollywood, rentre chez lui seul pour caresser son chat. Câest un peu la sensation que jâavais lorsque je rentrais Ă la maison aprĂšs avoir fumĂ© deux joints bien tassĂ©s, essayant de fermer les yeux dans mon lit superposĂ©. Oui, car il faut savoir que la plupart des dĂ©cisions prises, qui vont ĂȘtre Ă©noncĂ©es dans cet ouvrage, le seront sous influence⊠Dans les dĂ©dales de mes pensĂ©es, je poursuis un lapin blanc et, Ă chaque porte, un souvenir. MĂ©morable, insignifiant, drĂŽle, triste, limpide, trouble, avec toujours un point commun : celui dâexposer les conditions de vie dans la rue. Ces rues pour lesquelles on a dĂ©veloppĂ© le syndrome de StockholmâŠ
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