C’est dans les profondeurs obscures de sa maladie qu’Audrey a trouvĂ© refuge dans l’écriture, Ă©chappĂ©e cĂ©leste de son quotidien fait de souffrances. Elle dĂ©pose sur le papier vierge des mots qui rĂ©sonnent profondĂ©ment avec son vĂ©cu et ses sentiments. Pour Audrey, les paroles sont comme le vent qui emporte la plume dans le gouffre amer ou comme l’ocĂ©an furieux qui engloutit les pensĂ©es volages. L’Ă©criture reste ancrĂ©e dans l’infini de l’univers, car le papier souffre de tout. Il exprime l’unique, l’insouciance de la plume qui se dĂ©pose et est tĂ©moin des verbes qui hurlent ce que l’homme a tant de mal Ă entendre. C’est dans ce chemin si complexe qu’Audrey nous emmène vers la rĂ©silience, la guĂ©rison et la renaissance.